Les lunettes dans la littérature : symboles et personnages célèbres

Les lunettes occupent une place singulière dans la littérature. Des héros les arborent avec fierté ou maladresse, tandis que les auteurs les utilisent comme puissants symboles identitaires. Derrière chaque paire se cache une intention narrative.

Plus qu’un simple accessoire, les lunettes deviennent souvent un prolongement du personnage, voire un outil narratif révélateur de sa personnalité ou de son évolution. Depuis des siècles, elles évoquent la sagesse, la marginalité, la dissimulation, ou encore l’humanité.

Dès le XIXe siècle, les lunettes deviennent dans les romans un marqueur de distinction sociale et intellectuelle. Elles signalent l’érudit, l’homme ou la femme de lettres, le penseur. Le professeur Tournesol, dans Les Aventures de Tintin, en est une incarnation célèbre dans la bande dessinée, mais le ressort est similaire dans la littérature classique. Chez Virginia Woolf, dans Une chambre à soi, les lunettes sont évoquées pour incarner la concentration intellectuelle : "Les femmes doivent avoir de l’argent et une chambre à soi si elles veulent écrire de la fiction. […] Il faut aussi qu’elles aient des lunettes, pour voir clair dans ce monde qui leur est souvent si flou".

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L’accessoire des marginaux

À l’inverse, les lunettes peuvent aussi être le stigmate de la différence. Dans Sa Majesté des mouches de William Golding, le jeune Piggy est continuellement raillé pour sa corpulence, son asthme et ses lunettes. Fragile, intellectuel, trop "civilisé" aux yeux des autres enfants sauvages, il est mis à l’écart. Ses lunettes deviennent le symbole de sa vulnérabilité, mais aussi un outil convoité car elles permettent de faire du feu.

Le schéma se répète avec les personnages de la saga Harry Potter, où les lunettes réelles ou symboliques accentuent la marginalité des personnages, avant de révéler leur force intérieure. Impossible de ne pas citer Harry lui-même, dont les fameuses lunettes rondes sont devenues une signature visuelle universellement reconnaissable.

Un masque pour se dissimuler

Certaines lunettes littéraires relèvent presque du masque. Elles permettent de cacher une identité, un regard, une émotion. Dans L’Écume des jours de Boris Vian, Chick, le collectionneur obsessionnel de Jean-Sol Partre, porte des lunettes qui, à mesure que son addiction croît, semblent le couper du réel. On retrouve ce mécanisme chez de nombreux détectives ou espions. Dans certains romans d’Agatha Christie, les lunettes peuvent cacher des fausses pistes, ou être utilisées en éléments de déguisement.

Des auteurs aux lunettes célèbres

Les lunettes accompagnent aussi les écrivains eux-mêmes, devenant parfois leur marque de fabrique. Marcel Proust, derrière ses verres ronds, creusait dans la mémoire. James Joyce, dont la vue déclinante nécessitait de grosses lunettes noires, laissait entrevoir une fragilité bien éloignée de la densité labyrinthique de ses textes.

Les lunettes ne sont pas seulement un accessoire, elles sont des symboles puissants dans la littérature. Si vous souhaitez trouver la paire parfaite qui correspond à votre style et à vos besoins, n’hésitez pas à venir en magasin ATOL.

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