Canal lacrymal bouché : remèdes de grandmère et traitements naturels
Larmoiement, œil qui colle au réveil, rougeur au coin de la paupière : un canal lacrymal obstrué perturbe l’évacuation des larmes et potentialise les infections. Avant d’envisager un approfondissement médical, quelques approches douces peuvent rétablir l’écoulement et soulager l’inconfort. Tour d’horizon des solutions naturelles validées par les professionnels.
Comprendre le blocage lacrymal
Chaque œil possède un système de drainage : la larme glisse du coin interne via le point lacrymal et chemine dans le canal jusqu’au nez. Une inflammation, un mucus épais ou un rétrécissement congénital (chez le nourrisson) enrayent ce circuit. Résultat : l’œil pleure en permanence ou s’infecte (dacryocystite). Identifier l’origine – infection, allergie, rhinite chronique – orientera le choix du type de soin à appliquer.
1. Compresse tiède salée pour un canal lacrymal bouché
Un grand classique des remèdes de grand mère : dissoudre une demi cuillère à café de sel marin non iodé dans 250 ml d’eau bouillie puis refroidie à 38 °C. Imbiber une compresse stérile, appliquer 3 minutes sur l’œil fermé. La chaleur fluidifie les sécrétions et le sel exerce un effet osmotique doux, ce qui facilite l’ouverture du point lacrymal. À répéter trois fois par jour pendant une semaine.
2. Massage du sac lacrymal
Il s’agit ici d’une technique recommandée par les ophtalmologistes pédiatriques : placer l’index propre juste sous le coin interne de l’œil, puis glisser vers le nez en exerçant une pression légère et dirigée vers le bas. Huit mouvements matin et soir suffisent à désengorger le canal chez le bébé ou l’adulte. Astuce : réaliser le massage après la compresse tiède pour profiter de la fluidification.
3. Infusion de camomille romaine pour un lavage doux des yeux
Anti inflammatoire et apaisante, la camomille romaine se prête bien aux lavages des yeux. Préparer une infusion, filtrer soigneusement et laisser tiédir. À l’aide d’une pipette stérile, déposer quelques gouttes sur le coin interne pour rincer les sécrétions. Jeter la préparation après 24 heures pour éviter la contamination bactérienne.
4. Hygiène stricte des paupières
Un canal bouché s’accompagne souvent de blépharite. Nettoyer la base des cils avec un coton tige imbibé de solution micellaire ophtalmique élimine croûtes et bactéries. Cette routine quotidienne limite les risques d’infection secondaire et optimise l’écoulement des larmes.
5. Nutrition et hydratation pour fluidifier les larmes
Une bonne hydratation fluidifie les larmes : visez donc ici 1,5 L d’eau par jour. Ajoutez des aliments riches en oméga 3 (saumon, graines de lin) pour moduler l’inflammation et améliorer la qualité du film lacrymal. Les vitamines A et D entretiennent la santé de la conjonctive, ce qui complète l’approche globale naturelle.
Quand passer la main au médecin ?
Si le larmoiement persiste plus de quinze jours ou s’accompagne de fièvre, d’une douleur accrue, d’une sécrétion jaune verdâtre, consultez sans tarder. L’ophtalmologiste évaluera la nécessité d’un sondage ou d’un geste chirurgical (dacryocystorhinostomie) pour restaurer le canal. Chez le nourrisson, un suivi régulier évite les complications et assure une ouverture spontanée dans 90 % des cas, et ce, avant un an.
Conclusion : agir tôt, en douceur !
Compresses tièdes salées, massage ciblé, lavage à la camomille et hygiène des cils constituent une boîte à outils naturelle pour désobstruer le canal lacrymal et prévenir les infections. Pour un avis professionnel et le choix de solutions stériles adaptées, rendez vous chez votre opticien ATOL : nos experts vous orienteront vers le bon spécialiste et le matériel d’hygiène oculaire approprié.