Cataracte et DMLA : comprendre et gérer ces affections oculaires

La cataracte et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) sont des pathologies oculaires courantes qui touchent principalement les personnes âgées. Elles entraînent une vision floue (cataracte) et une diminution progressive de la vision centrale (DMLA). Bien qu’elles affectent différentes parties de l’œil, elles peuvent coexister et entraîner une baisse significative de la vision. Découvrez ce que recouvrent ces deux affections, quels sont leurs liens et si une intervention chirurgicale peut être envisagée.

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Cataracte et DMLA : de quoi s’agit-il ?

La cataracte se traduit par une opacification progressive du cristallin, la lentille naturelle de l’œil. Cette opacification empêche la lumière de pénétrer dans l’œil, ce qui donne une vision trouble, une sensibilité accrue à la lumière (photophobie) et des éblouissements.

La DMLA désigne, quant à elle, une maladie qui affecte le centre de la rétine, appelé macula. La macula est chargée d’assurer la vision précise. Or, avec la DMLA, la vision centrale diminue progressivement, tandis que la vision périphérique n’est pas affectée. La personne a une vision centrale de plus en plus floue et ne distingue plus les contrastes. On distingue deux formes de DMLA. La forme la plus courante est la DMLA sèche : son évolution est plus progressive, mais il n’existe pas de traitement curatif. L’autre forme, plus rare, est la DMLA humide. Elle évolue beaucoup plus rapidement, en revanche il existe des traitements pour stopper son évolution.

>Si cataracte et DMLA sont deux pathologies différentes, elles ont des points communs. Elles partagent en effet des facteurs de risque, comme le vieillissement, le tabagisme ou encore l’exposition excessive au soleil.

Les options de traitements en cas de cataracte et de DMLA

Le traitement de la cataracte dépend de son impact sur le quotidien de la personne. Si au début, le port de lunettes avec verres correcteurs et un meilleur éclairage peuvent suffire, à terme, seule une chirurgie de la cataracte peut traiter cette pathologie. L’opération de la cataracte, sous anesthésie locale, consiste à inciser le sac cristallinien et à retirer le cristallin opacifié. Le cristallin est alors remplacé par une lentille artificielle transparente (implant intraoculaire). Aucune suture n’est nécessaire et le taux de réussite de cette opération serait de 99 %.

Le traitement de la DMLA dépend de sa forme (sèche ou humide). Pour la DMLA sèche, forme la plus courante, il n’existe pas de traitement curatif, mais des suppléments vitaminiques et minéraux peuvent ralentir sa progression. La DMLA humide, quant à elle, peut être traitée par des injections intravitréennes de médicaments anti-VEGF, qui empêchent la croissance de vaisseaux sanguins anormaux dans la macula.

Interactions thérapeutiques entre cataracte secondaire et DMLA

La coexistence d’une DMLA et d’une cataracte rend le traitement plus délicat. En effet, des études scientifiques (années 2000) soulignaient le risque d’une aggravation de la DMLA, consécutif à la pose d’un implant contre la cataracte. Mais des études plus récentes tendent à démentir ce lien : opérer la cataracte n’a pas de conséquence sur la DMLA. La décision d’opérer la cataracte en présence de DMLA sèche ou humide repose sur :

  • L’impact sur la qualité de vie pour la personne souffrant de cataracte :

s’il est faible, des lunettes avec verres correcteurs et un bon éclairage suffisent.

  • Le stade de la DMLA :

si la vision centrale est très affectée, opérer de la cataracte aura des bénéfices moindres, car cela n’améliorera que la vision périphérique.

  • L’impact d’un arrêt du traitement de la DMLA (injections intravitréennes) le temps de l’intervention.

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