Cataracte polaire : définition, diagnostic et chirurgie
La cataracte désigne une pathologie oculaire relativement fréquente avec le vieillissement. Elle se caractérise par une opacification progressive du cristallin, la lentille naturelle de l’œil. La cataracte polaire est une forme particulière de cataracte en raison de la localisation de cette opacification aux pôles du cristallin. Découvrez ce qu’est la cataracte polaire, comment la diagnostiquer et la traiter.
Définition de la cataracte polaire
La cataracte désigne une opacification progressive du cristallin. Or le cristallin, situé à l’arrière de l’iris, est une lentille transparente en temps normal, dont le rôle est double. D’une part, faire converger les rayons lumineux sur la rétine pour obtenir une image claire. D’autre part, assurer l’accommodation, c’est-à-dire la mise au point pour la vision de près.
La cataracte polaire est une forme particulière de cataracte. Dans le cas de la cataracte polaire, l’opacification a lieu dans des zones très précises de la lentille convexe : les pôles (antérieur ou postérieur) du cristallin. En cela, elle se distingue de la cataracte nucléaire ou centrale qui concerne le noyau du cristallin. Le centre de la face avant du cristallin est ce que l’on appelle le pôle antérieur. Le centre de la face arrière désigne le pôle postérieur. On distingue ainsi deux types de cataracte polaire :
- La cataracte polaire antérieure :
l’opacité est circonscrite à l’avant du cristallin et est souvent de petite taille. Elle est généralement peu évolutive et n’entraîne pas une baisse significative de la vision. Elle est principalement d'origine congénitale.
- La cataracte polaire postérieure :
l’opacification se localise à l’arrière du cristallin et peut être plus importante. Elle est souvent unilatérale et non héréditaire.
Diagnostic de la cataracte polaire
Les symptômes de la cataracte polaire, semblables à ceux de toute forme de cataracte, à savoir une altération progressive de la vision (vision floue, difficultés à distinguer les couleurs, éblouissements) doivent conduire à consulter un ophtalmologue. Pour poser son diagnostic, le spécialiste s’appuie sur un échange avec le patient (antécédents familiaux, profession, symptômes et contexte d’apparition, antécédents oculaires et éventuels traitements ou comorbidités). Puis l’ophtalmologue mesure l’acuité visuelle, c’est-à-dire la capacité à voir de près et de loin. Avec une lampe à fente, il étudie le cristallin à la recherche d’une opacité. En fonction des cas, d’autres examens peuvent être réalisés, comme la tomographie en cohérence optique (OCT) pour évaluer l’état de la rétine.
Traitements de la cataracte polaire
Les traitements de la cataracte dépendent de l’intensité de la gêne observée. Dans le cas d’une cataracte polaire antérieure, avec peu de gêne visuelle, le port de lunettes correctrices et une surveillance régulière peuvent suffire. S’il s’agit d’une cataracte polaire postérieure avec une baisse visuelle handicapante, seule la chirurgie apporte une solution.
La chirurgie de la cataracte, réalisée sous anesthésie locale, consiste à retirer le cristallin opacifié et à le remplacer par une lentille artificielle transparente. Cette lentille est un implant intraoculaire dont il existe différents types (implants multifocaux, implants toriques…). Le choix du type d’implant intraoculaire dépend des corrections éventuelles, autres que la cataracte, à apporter (correction de myopie, d’hypermétropie, d’astigmatisme). Ce type d’intervention est bref (10 à 15 min) et dispose d’un fort taux de réussite.
Si vous constatez une baisse de votre vision, des difficultés à lire ou à conduire, ou si vous êtes sensible à la lumière, il est important de demander conseil à un expert. Vous pouvez prendre rendez-vous à cette fin dans une des boutiques ATOL.