CMU et chirurgie réfractive : peut-on être remboursé par la Sécurité sociale ?
La chirurgie réfractive, soit l’opération des yeux qui a pour but de corriger essentiellement la myopie, l’astigmatisme ou l’hypermétropie, est considérée comme une intervention de confort. Mais qu’en est-il pour les assurés bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (ex-CMU-C) ? Nos experts font le point.
Chirurgie réfractive : de quoi parle-t-on ?
La chirurgie réfractive regroupe les techniques chirurgicales destinées à modifier la courbure de la cornée afin de corriger un trouble visuel. Ces interventions, parmi lesquelles on retrouve le LASIK, la PKR ou le SMILE, permettent à certains patients de se passer complètement de lunettes ou de lentilles. Toutefois, elles ne sont pas vitales au sens strict : la vision peut en effet être corrigée par des solutions optiques classiques.
De ce fait, la Sécurité sociale ne rembourse pas la chirurgie réfractive, quelle que soit la technique utilisée, car elle est classée dans la catégorie des actes non pris en charge (hors nomenclature). Ce principe s’applique à l’ensemble des assurés, y compris ceux qui bénéficient de la Complémentaire santé solidaire...
La CMU-C devenue Complémentaire santé solidaire (C2S)
Précisément, depuis le 1er novembre 2019, la CMU-C (Couverture maladie universelle complémentaire) a été remplacée par la Complémentaire santé solidaire (CSS ou C2S). Cette dernière permet aux personnes à faibles ressources de bénéficier d’une mutuelle gratuite ou à tarif très réduit, avec un panier de soins défini. Ce panier couvre ainsi l’optique (verres et montures), les soins dentaires, auditifs, et les consultations médicales courantes.
Mais comme la chirurgie réfractive n’entre pas dans les soins considérés comme "nécessaires", elle n’est pas comprise dans les prestations de la CSS. Les assurés qui souhaitent bénéficier de cette intervention doivent donc en assumer le coût intégral, sauf prise en charge exceptionnelle dans des cas très particuliers (traumatismes, complications postopératoires graves ou maladies rares affectant la cornée). À noter : certaines complémentaires santé (hors C2S) prennent en charge la chirurgie réfractive, le plus souvent via un forfait spécifique.
Existe-t-il des alternatives remboursées ?
Si la chirurgie réfractive n’est pas remboursée, les solutions optiques classiques restent totalement prises en charge dans le cadre de la C2S. Les lunettes avec verres correcteurs, dans la limite du panier 100 % Santé, sont couvertes intégralement. Il est donc tout à fait possible d’accéder à une correction visuelle efficace sans recourir à une chirurgie coûteuse.
Les professionnels de santé visuelle peuvent également proposer des dispositifs adaptés aux besoins propres à chaque patient : verres amincis, traitements antireflets, montures confortables et solides. Chez ATOL, ces solutions sont disponibles, même pour les assurés en Complémentaire santé solidaire, dans le respect des plafonds de remboursement.
Conclusion : faites confiance à ATOL pour votre santé visuelle
La chirurgie réfractive reste à ce jour un acte non remboursé par la Sécurité sociale, même pour les bénéficiaires de la C2S. Mais il existe des alternatives efficaces, accessibles et prises en charge. N’hésitez pas à prendre rendez-vous en boutique ATOL pour recevoir des conseils personnalisés de nos opticiens. Ensemble, nous trouverons la solution optique qui respecte votre budget et répond à vos besoins. Retrouvez d’autres informations utiles sur notre espace conseils ou consultez notre guide du 100 % Santé.