Qu’est-ce que la cécité ou la déficience visuelle ?

La cécité et la déficience visuelle comprennent différents degrés de perte de vision, avec comme dénominateur commun des impacts importants sur la vie quotidienne. Mieux appréhender ces troubles permet ainsi de mieux accompagner les personnes concernées et d’explorer les solutions visuelles – aujourd’hui nombreuses – qui existent. Le point avec les opticiens-experts d’ATOL.

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Déficience visuelle : un spectre de troubles visuels

Précisément, le terme "déficience visuelle" désigne une altération significative de la fonction visuelle, même après correction par des lunettes ou des lentilles. Cette altération peut concerner l’acuité visuelle (la netteté), le champ visuel, la vision nocturne ou la perception des contrastes.

On parlera alors de déficience visuelle modérée, sévère ou profonde, suivant le degré de perte. La cécité constitue l’extrême de ce spectre, où la vision dite utile est quasi inexistante, voire totalement absente.

Selon la définition de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la cécité correspond à une acuité visuelle strictement inférieure à 3/60 (ou 0,05) à l’œil le plus fort, même avec correction, ou à un champ visuel inférieur à 10 degrés autour du point central de fixation. Dit autrement, une personne aveugle ne peut pas voir à plus de 3 mètres ce qu’une personne normalement voyante distingue à 60 mètres.

De son côté, la déficience visuelle regroupe un spectre plus large de troubles : elle comprend toute réduction de la capacité visuelle qui ne peut être corrigée entièrement par des lunettes, des lentilles ou une intervention chirurgicale. L’OMS la définit comme une acuité visuelle inférieure à 6/18 (ou 0,3) à l’œil le plus fort avec la meilleure correction possible.

Déficience visuelle et cécité : des causes variées, à tous les âges de la vie

Les troubles visuels invalidants peuvent survenir à la naissance (malformations, anomalies génétiques) ou apparaître plus tard dans la vie, en lien avec des maladies oculaires (DMLA, glaucome, rétinopathie diabétique...), des traumatismes ou des atteintes neurologiques.

Le vieillissement de la population accroît aussi la prévalence de ces affections, mais les enfants ne sont pas à l’abri : certaines pathologies congénitales ou infections prénatales sont aussi susceptibles d’entraîner une déficience visuelle dès le plus jeune âge.

Quelles solutions pour compenser une perte visuelle ?

Quand la correction optique ne suffit plus, on parle de basse vision. Des aides techniques et technologiques peuvent alors être proposées : loupes électroniques, logiciels d’agrandissement, filtres spécifiques, outils de lecture par synthèse vocale, etc.

Des opticiens spécialisés en basse vision peuvent vous orienter vers des solutions personnalisées. La rééducation visuelle, les parcours d’autonomie (comme l’apprentissage du braille ou l’orientation dans l’espace) sont aussi essentiels pour aider les personnes concernées à maintenir leur indépendance au quotidien.

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