En quoi consistent les injections intra-vitréennes ? Combien d’injections pour la DMLA ?
Les injections intra-vitréennes (IVT) représentent une avancée thérapeutique majeure en ophtalmologie. Ces traitements, fruits de plusieurs décennies de recherche et d’innovation, ont révolutionné la prise en charge de nombreuses pathologies rétiniennes, en particulier de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Comment se déroulent ces injections ? Pour quelle efficacité ? Combien d’injections pour la DMLA ?
À quoi servent les injections intra-vitréennes ?
Ce traitement consiste en l’administration de médicaments directement dans le corps vitré de l’œil. Cette technique permet de délivrer, de manière ciblée, des substances actives telles que des agents anti-VEGF (pour "facteur de croissance endothélial vasculaire") ou des corticostéroïdes, visant à freiner l’évolution de certaines affections rétiniennes.
Le procédé se réalise en milieu stérile et sous anesthésie locale, afin de garantir la sécurité et le confort du patient. Grâce à l’accès direct à la rétine, le traitement peut être optimisé en concentration comme en efficacité, ce qui permet de minimiser les effets indésirables.
Cette méthode est indiquée pour des maladies telles que la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) de type humide, l’œdème maculaire, et certaines formes d’occlusions vasculaires rétiniennes. L’objectif est de limiter la prolifération anormale des vaisseaux sanguins et l’inflammation, tout en préservant au maximum la fonction visuelle.
Combien d’injections pour la DMLA ? Sont-elles efficaces ?
Les injections intra-vitréennes se sont imposées comme une option thérapeutique efficace, tout particulièrement dans le traitement de la DMLA (de type humide). Elles permettent de réduire la néovascularisation et l’exsudation sous-rétinienne, et contribuent ainsi à mieux stabiliser l’acuité visuelle des patients, voire à l’améliorer parfois.
Avec pour résultats une amélioration des symptômes et une réduction significative de la progression de la maladie, en particulier lorsqu’un traitement précoce a pu être instauré !
Cependant, l’efficacité des IVT dépend fortement de la rigueur du suivi thérapeutique par les patients. En effet, la DMLA nécessite généralement une série d’injections, débutant par une phase de chargement. Dans de nombreux protocoles, trois injections initiales espacées d’un mois sont recommandées afin d’obtenir une réponse optimale.
Par la suite, le traitement peut être poursuivi selon différents schémas : des injections de maintenance à intervalle fixe, ou, alternativement, un traitement spécifique adapté à l’activité de la maladie. Dans ce second cas, le nombre d’injections est déterminé en se basant sur des examens réguliers et une imagerie rétinienne de haute qualité de chaque patient.
Il ne s’agit pas d’un traitement curatif contre la DMLA
Il est important de souligner que, bien que très prometteuses, ces injections ne constituent pas une guérison définitive de la DMLA, mais plutôt une stratégie de "bonne gestion" de la maladie : elles visent essentiellement à freiner l’évolution de cette maladie rétinienne. Enfin, la régularité de ce traitement et une collaboration étroite entre le patient et l’ophtalmologiste sont essentielles pour maintenir la stabilité visuelle sur le long terme.