Injections intravitréennes : un traitement clé de la DMLA
La dégénérescence maculaire liée à l’âge serait la première cause de handicap visuel chez les plus de 50 ans, selon l’Inserm. L’injection intravitréenne (IVT) est devenue un traitement essentiel pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), en particulier dans sa forme humide. Découvrez quelles sont les différentes formes de DMLA, en quoi consistent les injections intravitréennes, quels sont leur fréquence et leur tarif.
La dégénérescence maculaire liée à l’âge : de quoi s’agit-il ?
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie oculaire qui concerne les personnes de plus de 50 ans. Elle toucherait 25 à 30 % des plus de 75 ans, selon l’Inserm. Cette pathologie se traduit par une dégradation de la macula, la partie centrale de la rétine responsable de la vision fine et de la perception des couleurs. La vision centrale s’altère donc de plus en plus, tandis que la vision périphérique reste inchangée. On distingue deux types de DMLA :
- La DMLA sèche (DMLA atrophique) :
c’est la forme la plus courante (environ 80 à 90 % des cas). Elle se caractérise par l’amincissement progressif de la macula et l’accumulation de dépôts jaunâtres appelés drusen. Son évolution est généralement lente, avec une perte de vision progressive.
- La DMLA humide (DMLA exsudative) :
c’est la forme la moins courante, mais la plus grave de DMLA. Elle se traduit par la croissance anormale de nouveaux vaisseaux sanguins sous la rétine. Or ces vaisseaux sont fragiles et peuvent laisser échapper du liquide ou du sang, endommageant rapidement la macula. Son évolution est rapide, avec une perte de vision sévère en quelques semaines ou mois.
La vision avec une DMLA humide, comme la vision avec une DMLA sèche, se traduit par l’apparition progressive d’une tache sombre au centre du champ visuel. La vision périphérique reste nette. Pourquoi est-il important de faire la distinction entre DMLA humide et sèche ? Car seule la forme humide de DMLA est éligible au traitement par injections intravitréennes. En effet, pour la forme sèche de DMLA, il n’existe pas de traitement curatif, seulement des traitements qui visent à ralentir sa progression (collyres, laser, chirurgie).
Le traitement de la DMLA par injections intravitréennes
La forme humide de DMLA est certes la forme la plus agressive, mais c’est également la seule forme dont on peut stopper l’évolution grâce à un traitement. Et ce nouveau traitement, ce sont les injections intravitréennes. L’injection intravitréenne ne nécessite pas d’hospitalisation. Elle est brève et indolore. Elle consiste à injecter par le biais d’une fine aiguille un médicament (anti-VEGF) directement dans le corps vitré (le gel transparent qui remplit l’œil). Cette procédure est réalisée par un ophtalmologiste sous anesthésie locale (gouttes anesthésiques). Les médicaments injectés, appelés anti-VEGF, bloquent la croissance des vaisseaux sanguins anormaux qui caractérisent la DMLA humide. Puis le patient regagne son domicile à condition d’être accompagné, juste après l’injection. Le protocole consiste à réaliser 3 injections, chacune à un mois d’intervalle.
Tarifs des injections intravitréennes
Le tarif des injections intravitréennes varie selon le médicament anti-VEGF utilisé et le praticien. En France, une partie du coût est prise en charge par l’Assurance Maladie. Il est recommandé de se renseigner auprès de son ophtalmologiste et de sa mutuelle pour connaître les détails du remboursement.
Plus la DMLA est prise en charge précocement, meilleur est le pronostic. En cas de doute, prenez rendez-vous avec votre ophtalmologiste.