DMLA et luminosité, un lien étroit dont il est possible de se protéger efficacement !

En cas de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), certaines longueurs d’onde de la lumière deviennent particulièrement toxiques pour la rétine. Les lunettes de protection proposées privaient alors les patients de toute lumière bleue et affichaient un verre jaune inesthétique. Des recherches approfondies ont permis de préciser le lien entre DMLA et luminosité en identifiant les longueurs d’onde en cause. Il est donc désormais possible d’opter pour des verres qui ciblent davantage la lumière impliquée dans la destruction des cellules, préservent la vision des couleurs pour le patient et offrent un meilleur rendu esthétique.

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Quel est le lien entre DMLA et luminosité ?

Lorsque s’installe la DMLA, une des maladies dégénératives de l’œil les plus courantes dans le monde, un pigment insoluble composé de débris de molécules s’accumule dans l’œil : la lipofuscine, responsable de la mort des cellules de l’épithélium pigmentaire. Or, cette substance a la propriété d’absorber la lumière bleue. C’est pourquoi la lumière bleue est particulièrement nocive pour les personnes atteintes de DMLA. Ce lien entre DMLA et luminosité conduisait jusqu’à présent à opter pour la fabrication de verres teintés d’un filtre jaune afin de bloquer complètement la lumière bleue et ainsi protéger les yeux des malades. Ces derniers devaient ainsi s’accommoder d’une vision des couleurs dégradée et de verres visiblement jaunes à porter sur le visage.

Comment la relation entre DMLA et luminosité a-t-elle pu être affinée ?

Dans les années 2010, les chercheurs de l’Institut de la vision ont tenté d’affiner ce lien entre DMLA et luminosité. Leurs expériences ont mis en jeu de l’épithélium pigmentaire de porc chargé en lipofuscine en concentration diverse pour imiter divers stades de la maladie. Ces tissus ont été mis en contact avec de la lumière bleue en simulant une exposition à la lumière du jour. Ils ont ainsi pu signaler que plus la concentration de lipofuscine était élevée, plus la mort cellulaire ou apoptose était importante, ce qui souligne la nécessité de protéger ses yeux de la lumière bleue, d’autant qu’elle se révèle nocive même pour les personnes qui ne souffrent pas de DMLA. Surtout, les chercheurs ont identifié que l’apoptose atteignait son maximum pour la longueur d’onde de 430 nm, et plus généralement pour les longueurs d’onde comprises entre 415 nm et 455 nm.

Comment fonctionnent les nouveaux verres protecteurs ?

À partir de ce constat, il a été possible de fabriquer des verres qui protègent uniquement de ces longueurs d’onde identifiées. Le verre apparaît ainsi moins jaune, ce qui permet aux porteurs de lunettes de se sentir moins stigmatisés et de profiter d’une vision des couleurs plus proche de la réalité. Ces lunettes protectrices peuvent également être proposées aux personnes qui ne sont pas atteintes de DMLA, dans une optique préventive.

Pour en savoir plus sur DMLA, luminosité et verres adaptés, rendez-vous en magasin ATOL où un opticien pourra vous apporter tous les renseignements nécessaires et vous aider à faire votre choix !

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