Quels sont les nouveaux traitements pour la DMLA ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) représente l’une des principales causes de perte de vision chez les personnes âgées. Depuis plusieurs années, la recherche s’active toutefois à développer de nouveaux traitements pour ralentir la progression de la maladie et améliorer la qualité de vie des patients. Parmi ces avancées, il y a les agents anti-VEGF (Facteur de croissance de l’endothélium vasculaire) dits "de nouvelle génération", et des approches alternatives plus révolutionnaires, comme la thérapie génique !

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Médicaments : vers de nouveaux traitements pour la DMLA

  • Parmi les nouveaux agents anti-VEGF,

on peut citer le brolucizumab, une alternative prometteuse aux traitements classiques contre la DMLA. Ce médicament, qui est caractérisé par une faible masse moléculaire, promet aux patients une meilleure pénétration rétinienne et une réduction du nombre d’injections nécessaires.

  • En parallèle, le faricimab vise à offrir une approche double,

ciblant à la fois le VEGF et l’angiopoïétine 2 (Ang-2). Cette double action serait en mesure de stabiliser les vaisseaux rétiniens et de diminuer les inflammations sous-jacentes, apportant une meilleure durabilité des effets thérapeutiques et un intervalle de traitement allongé.

  • Le sunitinib,

initialement développé dans le domaine de l’oncologie, est également étudié dans le traitement de la DMLA, car il serait capable de perturber les voies de signalisation responsables de la néovascularisation. Bien que son usage dans le traitement de la DMLA soit encore en phase expérimentale, les premiers résultats sont encourageants et ouvrent la voie à une alternative aux agents anti-VEGF.

Innovations de rupture : thérapie génique et inhibiteurs du complément

L’une des perspectives les plus révolutionnaires dans la prise en charge de la DMLA est évidemment la thérapie génique, avec la thérapie RGX-314 en tête de file. Ce traitement repose sur l’utilisation d’un vecteur viral pour induire la production d’anticorps anti-VEGF directement dans l’œil. L’objectif serait de réduire fortement la fréquence des injections intravitréennes et d’obtenir un effet thérapeutique durable. Les essais cliniques étant en cours, sa commercialisation n’est pas prévue dans l’immédiat.

Une autre voie étudiée par les chercheurs passe par l’injection d’APL-2 (le pegcétacoplan), dans le traitement de la forme géographique de la DMLA. L’idée ici est d’inhiber le complément (via le blocage de la protéine C3), cible une voie inflammatoire cruciale dans la progression de la dégénérescence maculaire. Ce mécanisme d’action complémentaire à celui des agents anti-VEGF permettrait de ralentir l’évolution de la maladie, et donc d’offrir une alternative pour les patients aux formes avancées ou atypiques.

Le renouvellement de traitements intravitréens anti-VEGF existants

Au-delà de ces recherches, les traitements classiques sont également revisités, peu à peu. Ainsi, la France a récemment approuvé l’arrivée du Byooviz, un nouveau médicament dit biosimilaire du ranibizumab, qui a pour ambition de concurrencer le Lucentis. Ce traitement est présenté comme potentiellement moins invasif que ses prédécesseurs, et permettant, pour la DMLA, des injections plus espacées, avec une excellente prise en charge.

Face à la complexité et à la diversité des traitements proposés, il est primordial pour les personnes concernées de consulter des professionnels spécialisés, qui pourront évaluer l’état de votre macula, et recommander le traitement le plus adapté à chaque situation.

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