Double vision ou diplopie : un trouble visuel à corriger rapidement
La double vision, appelée en termes médicaux diplopie, se manifeste par la perception simultanée de deux images d’un même objet. Elle peut toucher un seul œil (diplopie monoculaire) ou les deux (diplopie binoculaire), affectant significativement le confort visuel et les activités quotidiennes : conduite, lecture, usage d’écrans… Ce trouble est souvent révélateur d’une affection sous-jacente. Identifier la cause est donc essentiel !
Diplopie monoculaire ou binoculaire : comment les différencier ?
Il est important, dans un premier temps, de distinguer les deux formes de diplopie !
- La diplopie monoculaire persiste lorsque l’on ferme un œil :
cela signifie que le problème provient d’une anomalie dans l’œil lui-même. Elle est souvent causée par un trouble visuel : kératocône, cataracte, astigmatisme mal corrigé, séquelles de chirurgie oculaire ou anomalies de la cornée.
- La diplopie binoculaire disparaît lorsqu’un œil est fermé :
ce qui indique que le cerveau ne parvient pas à fusionner les deux images issues de chaque œil. Elle résulte d’un désalignement des axes lié à un strabisme, une paralysie musculaire oculaire ou une affection neurologique. C’est la forme la plus fréquente.
Quels sont les signes associés à la double vision ?
La diplopie ne se limite pas à une simple perception d’images dédoublées, et s’accompagne souvent d’un ensemble de symptômes physiques et cognitifs
- Fatigue visuelle et maux de tête persistants :
lorsque les yeux peinent à se coordonner pour restituer une image unique, cela entraîne un effort visuel constant, notamment pour des tâches de précision comme la lecture, le travail sur écran ou la conduite. Ce surmenage visuel engendre une fatigue oculaire importante, souvent décrite comme une sensation de lourdeur ou de tension autour des yeux.
- Vertiges, troubles de l’équilibre et désorientation :
la diplopie perturbe la perception de l’espace, rendant les mouvements dans l’environnement incertains. Monter ou descendre un escalier, marcher sur un sol irrégulier, ou conduire devient plus difficile. La personne peut alors ressentir une sensation de vertige ou de désorientation visuo-spatiale, notamment dans les lieux très éclairés.
- Difficultés de concentration et gêne cognitive :
le cerveau doit constamment faire l’effort d’ignorer l’image surnuméraire, ce qui crée une surcharge cognitive. Cette lutte mentale peut provoquer des troubles de l’attention et de la concentration, en particulier lors de lectures prolongées ou d’activités nécessitant de la précision.
- Nausées et inconfort général :
chez certains individus, le conflit entre les signaux visuels envoyés par les yeux peut générer une sensation de nausée, semblable à celle du mal des transports. Ce trouble est d’autant plus présent lorsqu’il y a un mouvement rapide de la tête ou un changement brutal du champ visuel.
Comment traiter la diplopie ?
Le traitement dépend de la cause. Si l’origine est optique, des verres correcteurs, des lentilles spécifiques ou l’ajout de prismes déviateurs permettent souvent de rétablir une vision unique. En cas de strabisme ou de déséquilibre musculaire, une rééducation orthoptique peut être prescrite. Certains cas nécessitent des traitements médicaux (corticoïdes, chirurgie) si la diplopie résulte d’une atteinte neurologique ou inflammatoire.
N’hésitez pas à prendre RDV dans le magasin ATOL le plus proche pour bénéficier d’un bilan visuel complet et de conseils personnalisés, et être orienté, si besoin, vers le bon spécialiste pour établir le diagnostic.