Tout savoir sur la fatigue oculaire et les moyens de la soulager

La fatigue oculaire, également appelée asthénopie, désigne l’incapacité à soutenir un effort visuel prolongé. Cela se traduit notamment par des picotements, des larmoiements, une vision floue et des maux de tête. Elle est souvent associée à un usage excessif des écrans, mais peut avoir d’autres origines. Découvrez comment reconnaître la fatigue oculaire, et quels sont ses causes et traitements.

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Fatigue oculaire : de quoi s’agit-il ?

La fatigue oculaire traduit une difficulté, voire une impossibilité des muscles oculomoteurs à fournir des efforts sur la durée. Ces muscles, au nombre de six, permettent à l’œil d’effectuer les mouvements dans les différentes directions.


À l’image des autres muscles du corps, les muscles oculaires peuvent souffrir d’une fatigue. Cette fatigue, aux origines variées, se traduit par des symptômes caractéristiques. Avec la place croissante occupée par les écrans dans notre société, la fatigue oculaire est de plus en plus fréquente.

Les symptômes de la fatigue oculaire

Les symptômes de la fatigue oculaire peuvent varier d’une personne à l’autre. Ils recouvrent les signes cliniques suivants :

  • Une sécheresse oculaire : les yeux sont secs, rouges, ils picotent et larmoient. Cela traduit une insuffisance de la sécrétion lacrymale. Le port de lentilles de contact devient pénible.

  • Une sensation d’éblouissement, de scintillement, ou encore l’apparition de corps flottants dans le champ de vision.

  • Une vision floue, et parfois, un dédoublement des images.

  • Des maux de tête, voire des migraines ophtalmiques.

  • Des difficultés d’accommodation : la mise au point sur les objets situés proches de soi se fait avec pénibilité. Il s’agit moins d’une diminution de l’acuité visuelle que d’un déséquilibre binoculaire.

Notons que ces symptômes s’accentuent au fil de la journée. En effet, un état général de fatigue accentue la fatigue oculaire.

Les causes de la fatigue oculaire

La fatigue oculaire peut avoir des causes diverses. Toutefois, les écrans sont les principaux responsables de cette fatigue des yeux associée à des maux de tête.


La fatigue oculaire peut être la conséquence d’un temps trop long passé devant les écrans (télévision, ordinateur, téléphone, tablette). Les écrans émettent une lumière bleue dont les rayons sont très intenses. Ces rayons peuvent endommager le cristallin, voire la rétine. Quand les yeux sont focalisés sur un écran, les clignements se raréfient. Or, les clignements des yeux permettent la formation de films lacrymaux successifs. Cette réduction des clignements est donc source de sécheresse et de fatigue oculaires.


La fatigue oculaire peut être l’expression d’un trouble visuel non corrigé. On parle alors de fatigue visuelle accommodative, c’est-à-dire entraînant des difficultés d’accommodation. C’est le cas si la personne est hypermétrope ou astigmate et qu’elle ne porte pas de lunettes correctrices. Elle doit alors forcer pour parvenir à voir nettement, et elle fatigue ses yeux.


La fatigue oculaire peut aussi être d’origine musculaire. Dans ce cas, elle se manifeste par une difficulté à synchroniser les deux yeux ou leur alignement. En cause, un déséquilibre binoculaire, c’est-à-dire un problème de convergence ou de parallélisme oculaire. Là encore, la personne doit fournir des efforts pour garder ses yeux dans l’axe, ce qui est source de fatigue. Ces yeux fatigués donnent une vision floue, qui peut engendrer des sensations de vertige et de nausées.


Enfin, la fatigue oculaire peut résulter d’un mauvais environnement : éclairage insuffisant, mauvaise ergonomie de travail (distance écran-yeux non respectée). Ou encore un temps de consultation des écrans trop long et sans pause, une qualité de l’air inadéquate pour les yeux (air asséché par la climatisation notamment).

Les traitements de la fatigue des yeux

En cas de gêne oculaire, il est important de consulter un ophtalmologiste. Ce spécialiste est en effet le seul à pouvoir identifier l’origine de la fatigue oculaire et des maux de tête. Le traitement va alors dépendre du diagnostic posé.


En cas de trouble visuel non corrigé comme une myopie, une hypermétropie ou un astigmatisme, l’ophtalmologiste prescrit des lunettes correctrices. Il peut également proposer une chirurgie des yeux pour corriger définitivement le trouble visuel, si cette opération est envisageable. Une fois l’acuité visuelle retrouvée, la personne n’a plus à forcer sur ses yeux et à les fatiguer pour voir nettement.


Si la personne souffre d’un problème de convergence, alors des séances d’orthoptie vont permettre de corriger ce dysfonctionnement, et de réduire la fatigue oculaire.


Pour combattre la sécheresse oculaire, il existe des collyres, autrement dit des larmes artificielles à mettre plusieurs fois par jour.


Enfin, si le mal aux yeux et la fatigue oculaire résultent d’une consultation prolongée des écrans, le remède est le port de lunettes avec verres filtrants anti-lumière bleue. Ce filtre au niveau des verres va protéger les yeux de la lumière bleue et réduire la fatigue oculaire.

Prévenir la fatigue oculaire

Il existe des mesures simples à observer pour réduire la fatigue, les maux de tête et le mal aux yeux. Comment reposer ses yeux fatigués ?


Il convient de faire des pauses régulières, de l’ordre de 10 min par heure, quand on travaille sur écran. Mais aussi de penser à cligner régulièrement des yeux, voire à mettre des larmes artificielles. Il faut par ailleurs adopter son environnement de travail : une distance écran-yeux de la longueur d’un bras, un éclairage suffisant de la pièce. Ou encore la suppression des reflets en positionnant l’écran dos à la fenêtre ou en baissant les stores. Enfin, il est possible de défatiguer ses yeux avec des exercices simples de gymnastique oculaire.


Si vos yeux piquent, larmoient, rougissent ou si votre vision s’altère, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un opticien ATOL pour bénéficier de conseils personnalisés.

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