5 risques de se frotter les yeux

Un geste banal que l’on fait tous, presque réflexe, mais aux conséquences parfois redoutables : se frotter les yeux ! Et même si cela soulage sur l’instant, ce coup de main peut déclencher toute une cascade de troubles... ATOL passe ici en revue cinq risques majeurs afin d’adopter les bons réflexes pour préserver la santé de vos yeux.

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1. Fragilisation de la cornée et kératocône

Le frottement prolongé exerce une pression mécanique directe sur la cornée. À force, les fibres de collagène se distendent : la surface se déforme, s’amincit, ce qui peut conduire au kératocône. Cette pathologie irréversible provoque un astigmatisme évolutif et, dans les cas avancés, nécessite une greffe de cornée. Les yeux atopiques (sujets aux allergies et à la sécheresse) sont particulièrement vulnérables : mieux vaut donc soulager les démangeaisons par des larmes artificielles plutôt que par le frottement.

2. Microtraumatismes et infections

Nos mains transportent des bactéries, des virus et des particules fines. En frottant la paupière, on les transfère directement sur la surface oculaire, ce qui augmente drastiquement le risque de conjonctivite ou d’orgelet. De plus, le frottement peut créer de petites érosions cornéennes : ces micro-plaies deviennent alors une porte d’entrée pour les agents pathogènes. Une hygiène stricte des mains et l’usage de mouchoirs à usage unique réduisent cependant cette contamination.

3. Rupture des vaisseaux et rougeurs chroniques

La conjonctive est un tissu richement vascularisé, mais fragile. Une pression répétée peut provoquer la rupture de minuscules capillaires et laisser apparaître un saignement sous‑conjonctival (œil rouge vif). Même s’il est souvent bénin, cet épisode peut inquiéter et se répéter si le geste perdure. À long terme, les vaisseaux se dilatent de façon permanente, et donnent à voir un aspect rouge chronique difficile à masquer.

4. Aggravation des poches et cernes

Le frottement mobilise la peau fine du contour de l’œil, déjà naturellement sujette au relâchement. Ce geste fragilise les micro‑vaisseaux, et participe à la migration des pigments sanguins : les cernes s’assombrissent et les poches se marquent. Hydrater la zone et traiter les irritations à la source évitent cette gêne esthétique souvent irréversible.

5. Déstabilisation du film lacrymal et sécheresse accrue

Chaque passage de la main balaye la couche lipidique protectrice des larmes. Le film lacrymal s’évapore alors plus vite, la sécheresse oculaire s’installe, ce qui crée alors un cercle vicieux : plus ça pique, plus on se frotte ! Installer un humidificateur, faire des pauses visuelles et utiliser des collyres sans conservateur aident justement à casser cette spirale infernale.

En synthèse, privilégier les gestes apaisants !

Frotter les yeux soulage donc brièvement, mais expose à des complications sérieuses ! Déformations cornéennes, infections, rougeurs chroniques… ATOL recommande de traiter la cause – allergie, fatigue visuelle, sécheresse – plutôt que le symptôme. En cas de démangeaisons récurrentes ou de rougeur inhabituelle, un rendez‑vous chez l’ophtalmologiste ou chez votre opticien ATOL s’impose. Nos experts vous guideront vers les larmes artificielles appropriées, les bons filtres de lunettes, et les conseils ergonomiques pour un confort pérenne. Retrouvez plus d’informations pratiques sur notre site.

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