Qu’est-ce que l’hypertonie oculaire ?
L’hypertonie oculaire correspond à une pression trop élevée à l’intérieur de l’œil. Elle ne provoque souvent aucun symptôme, mais peut évoluer vers des troubles graves de la vision, comme le glaucome, si elle n’est pas détectée à temps. Un suivi régulier chez votre opticien et un dépistage chez l’ophtalmologiste sont importants pour préserver votre santé visuelle.
Qu’est-ce que l’hypertonie oculaire ?
L’hypertonie oculaire est le terme médical utilisé pour désigner l’hypertension oculaire, qui se caractérise par une pression intraoculaire (PIO) supérieure à la normale, c’est-à-dire généralement au-delà de 21 mmHg. Cette pression résulte de l’accumulation d’un liquide appelé humeur aqueuse, qui circule entre le cristallin et la cornée.
Lorsque sa production est excessive ou que son évacuation se fait mal, la pression augmente à l’intérieur de l’œil. Ce déséquilibre peut, à terme, compromettre la santé du nerf optique, quand l’hypertonie oculaire provoque l’apparition d’un glaucome. Elle représente donc un état à risque qui nécessite une vigilance accrue et un suivi médical structuré.
Une pathologie silencieuse mais fréquente
L’hypertonie oculaire évolue souvent sans symptômes visibles. Ni douleur, ni rougeur, ni baisse de vision ne viennent alerter la personne concernée. C’est pourquoi de nombreuses personnes ignorent qu’elles sont atteintes. Et ce n’est que lors d’un contrôle de routine chez un professionnel de la santé visuelle qu’elles découvrent en être atteintes.
On estime que 3 à 5 % des adultes sont concernés, avec une prévalence qui augmente avec l’âge. Cette absence de signes cliniques rend le dépistage systématique essentiel.
Quels sont les facteurs de risque ?
Plusieurs facteurs favorisent l’apparition de l’hypertonie oculaire :
- L’âge : au-delà de 40 ans, le risque augmente nettement.
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- L’hérédité : avoir un proche atteint de glaucome ou d’hypertonie oculaire multiplie les risques.
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- L’usage prolongé de corticoïdes (en collyres, comprimés ou pommades).
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- Les traumatismes oculaires ou certaines chirurgies de l’œil.
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En présence de ces facteurs, un contrôle régulier est fortement recommandé.
Comment détecter une hypertonie oculaire ?
Le diagnostic repose sur une série d’examens réalisés chez l’ophtalmologiste :
- la tonométrie permet de mesurer précisément la pression intraoculaire ;
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- l’examen du nerf optique par fond d’œil ou OCT (tomographie en cohérence optique) ;
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- l’analyse du champ visuel, utile pour repérer d’éventuelles atteintes déjà présentes ;
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- la gonioscopie, qui étudie l’angle de filtration de l’humeur aqueuse.
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Ces tests sont indolores et rapides. Ils permettent de poser un diagnostic fiable et de mettre en place un suivi si nécessaire.
Quel traitement pour l’hypertonie oculaire ?
Le traitement vise à réduire la pression dans l’œil, afin de prévenir tout dommage. Plusieurs options existent :
- Les collyres hypotenseurs, administrés quotidiennement, agissent en diminuant la production d’humeur aqueuse ou en facilitant son écoulement.
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- Le traitement au laser, en cas d’échec ou d’intolérance aux collyres, stimule les voies d’évacuation.
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- La chirurgie filtrante, réservée aux cas vraiment complexes, permet alors une baisse durable de la pression.
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Si les lunettes ou les lentilles ne corrigent pas directement l’hypertonie, elles jouent un rôle indirect mais important. Une correction adaptée évite la fatigue oculaire, améliore le confort visuel et peut prévenir certaines surcompensations nuisibles.
Une fois l’hypertonie identifiée, un suivi régulier est impératif, même si le patient ne ressent aucun symptôme.