Qu’est-ce qu’une uvéite iridocyclite post-traumatique ?
Quels sont les symptômes d’une uvéite de type iridocyclite post-traumatique ?
L’uvéite traumatique se diagnostique en premier lieu par des symptômes spécifiques :
- production excessive de larmes ;
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- douleur ;
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- vaisseaux sanguins apparents (œil rouge) ;
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- sensibilité exacerbée à la lumière (photophobie) ;
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- vision éventuellement troublée.
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Un examen de l’œil plus avancé à la lampe à fente révèle la présence d’un Tyndall et d’un effet flare, qui se manifeste par l’impression de voir des poussières passer dans un rayon de soleil. Ce sont en réalité les protéines, produites en excès en raison de l’inflammation, qui se répandent dans l’humeur aqueuse. On retrouve également des globules blancs dans la chambre antérieure de l’œil.
Comment soigner une uvéite de type iridocyclite post-traumatique ?
Le traitement de l’uvéite de type iridocyclite post-traumatique repose sur deux piliers. Le premier est la mise en œuvre d’une cycloplégie. Cette technique consiste à paralyser le muscle ciliaire, qui permet à l’œil d’accommoder en permanence, grâce à des médicaments pris plusieurs fois par jour. L’objectif est d’éviter les synéchies, c’est-à-dire la fusion de tissus censés demeurer séparés.
Le second est la prise de corticostéroïdes topiques, une classe de médicaments qui permet de traiter les inflammations. Ils prennent la forme de gouttes à administrer dans l’œil du patient 4 à 8 fois par jour, voire toutes les heures pour les cas les plus intenses. L’iridocyclite est une uvéite qui se soigne très bien sans laisser de séquelles lorsque le traitement est correctement suivi.
Quelles sont les complications possibles de l’uvéite de type iridocyclite post-traumatique ?
Si l’uvéite de type iridocyclite post-traumatique guérit sans problème lorsqu’elle est prise à temps, elle peut également évoluer en certaines complications ou conduire à une perte visuelle profonde si elle est insuffisamment ou trop tardivement prise en charge. Les corticostéroïdes peuvent également favoriser l’apparition de complications telles que la cataracte, le glaucome ou l’hypotonie (basse pression intraoculaire). Enfin, l’uvéite de type iridocyclite post-traumatique a tendance à récidiver, ce qui augmente le risque de complication.
L’uvéite traumatique peut engendrer une sensibilité accrue à la lumière au cours des quelques semaines que nécessite sa guérison. N’hésitez pas à demander conseil à votre opticien ATOL sur le port de vos lunettes de soleil ou sur les solutions oculaires que vous pouvez mettre en place pour mieux vivre la période de votre traitement !