Uvéite et névrite optique : comprendre et réagir face à ces inflammations oculaires

L’uvéite peut provoquer une inflammation du nerf optique, parfois à l’origine d’une neuropathie optique inflammatoire et une altération de la vision. Une prise en charge rapide permet de limiter les risques de séquelles et d’optimiser la récupération visuelle. Reconnaître les symptômes et consulter un spécialiste dès les premiers signes permet d’optimiser les chances de récupération.

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Qu’est-ce que la névrite optique et l’uvéite ?

La névrite optique correspond à une inflammation du nerf optique, perturbant la transmission des signaux visuels entre l’œil et le cerveau. Elle peut survenir de façon isolée ou être liée à une maladie inflammatoire sous-jacente, comme l’uvéite.

L’uvéite, quant à elle, désigne une inflammation de l’uvée, qui regroupe l’iris, le corps ciliaire et la choroïde. Lorsqu’elle n’est pas prise en charge rapidement, elle peut entraîner des complications sérieuses, notamment une atteinte du nerf optique. Cette inflammation prolongée peut alors évoluer vers une neuropathie optique inflammatoire, susceptible d’altérer durablement la vision. Une détection précoce et un suivi médical adapté permettent de limiter les risques et d’éviter des séquelles irréversibles.

Quels sont les symptômes de la névrite optique et de l’inflammation du nerf optique suite à une uvéite ?

Les symptômes apparaissent généralement rapidement, sur quelques heures ou jours, et incluent :

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  • une baisse brutale de l’acuité visuelle, allant d’un simple flou à une perte totale de perception de la lumière ;

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  • des anomalies du champ visuel, telles qu’une tache sombre ou floue au centre de la vision ;

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  • un trouble de la perception des couleurs, les teintes apparaissant plus fades.

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Comment diagnostique-t-on une neuropathie optique inflammatoire ?

Le diagnostic repose sur plusieurs examens permettant d’évaluer l’atteinte du nerf optique et d’en identifier la cause :

  • Un bilan ophtalmologique complet :

il inclut la mesure de l’acuité visuelle, un examen du fond d’œil, un champ visuel et une tomographie en cohérence optique (OCT) pour analyser en détail les structures oculaires.

  • Une IRM cérébrale et orbitale :

cet examen d’imagerie permet de détecter une inflammation du nerf optique et d’exclure d’autres pathologies du système nerveux central.

  • Une ponction lombaire et des analyses sanguines :

elles aident à rechercher une cause inflammatoire ou auto-immune, comme une maladie neurologique sous-jacente.

Un diagnostic précis est essentiel pour adapter le traitement et préserver au mieux la fonction visuelle.

Quels traitements pour une névrite optique consécutive à une uvéite ?

Le traitement de la névrite optique repose sur une prise en charge adaptée à sa cause. La corticothérapie constitue généralement la première approche, avec l’administration de corticoïdes en intraveineuse pour réduire l’inflammation et favoriser une récupération plus rapide de la vision. En cas de réponse insuffisante, la plasmaphérèse peut être envisagée : cette technique permet d’éliminer les anticorps inflammatoires du sang et de limiter les atteintes au nerf optique. Lorsqu’une maladie auto-immune est identifiée comme facteur déclenchant, un traitement de fond à base d’immunosuppresseurs peut être nécessaire pour prévenir les récidives et protéger durablement la fonction visuelle. En somme, si vous ressentez une baisse de vision ou des douleurs oculaires inhabituelles, il est impératif de consulter un ophtalmologiste. Prenez rendez-vous chez votre opticien ATOL pour un premier bilan visuel et une orientation vers un spécialiste si nécessaire.

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