Comment fonctionnent les verres progressifs sur mesure ?
Fini le temps où tous les presbytes portaient les mêmes verres à "couloir standard". Avec le surfaçage numérique point par point, les verres progressifs s’adaptent désormais à votre œil, à votre monture… et même à vos habitudes de lecture. Découvrez ici l’ensemble de la chaîne de conception, du scanner optique à la phase de polissage, pour comprendre comment cette technologie redonne une vision fluide, de près comme de loin.
L’empreinte visuelle : au-delà de la simple ordonnance
La prescription détermine la puissance de loin et l’addition de près, mais elle ne dit rien de la posture de tête, du comportement de lecture ou de l’angle pantoscopique de la monture. Dans une cabine dédiée, l’opticien capte aujourd’hui une empreinte 3D : hauteur des pupilles, distance verre-œil, rotation interne des branches, mais aussi trajectoire naturelle du regard lorsqu’on lit un smartphone à 40 cm. Ces données alimentent un algorithme qui calcule la géométrie progressive idéale pour chaque porteur.
Le surfaçage free-form point par point
Au laboratoire, un tour CNC diamant usine la face arrière du verre avec une précision de l’ordre du micron. Chaque point d’aberration potentielle est compensé : hormis l’axe central, aucun porteur n’a deux verres identiques. Résultat : l’élargissement du couloir de progression réduit les mouvements de tête latéraux. Ainsi, la zone de près correspond exactement à la distance de lecture enregistrée lors de la prise de mesures, ce qui limite les ajustements forcés du cou.
Les verres progressifs et la gestion des aberrations périphériques
Les verres progressifs classiques laissaient une zone floue en bas-côté. Les versions sur mesure répartissent justement ces aberrations sur toute la périphérie en créant un dégradé optique quasi imperceptible à l’usage. Les déplacements en escalier deviennent plus sûrs, et la conduite nocturne gagne en stabilité puisque les halos sont repoussés hors du champ utile.
Ajustement à la monture et au style de vie
Un même design progressif réagit différemment dans une monture œil-de-chat et dans une monture rectangulaire basse. Le logiciel de calcul intègre donc les cotes exactes du calibre et la forme du nasal : la carte de puissance est redimensionnée pour que la zone de près tombe parfaitement dans l’ouverture disponible. Les amateurs de vélo de route peuvent privilégier un profil "outdoor" qui remonte la zone de vision intermédiaire, et les travailleurs sur double écran un profil "Office" qui élargit le champ à 60-80 cm.
Polissage plasma et traitements de surface
Une fois surfacé, le verre reçoit un polissage plasma qui élimine les micro-striures, gage de netteté et de résistance aux rayures. Viennent ensuite les couches antireflet, hydrophobe et anti-lumière bleue optionnelle. Le challenge est ici de conserver la précision du relief : chaque couche est déposée sous vide à quelques nanomètres près afin de ne pas altérer la carte de puissance calculée.
Centrage dynamique et pose dans la monture
La dernière étape se joue en boutique : l’opticien ajuste le centrage dynamique, c’est-à-dire la correspondance entre le point de référence du verre et la pupille lorsque le porteur adopte sa posture naturelle. Un décalage d’un millimètre peut réduire de 20 % la zone nette, d’où l’importance d’un réglage précis du pont et des plaquettes. Les branches sont ensuite cintrées pour maintenir l’angle défini lors de l’empreinte initiale.
Verres progressifs sur mesure et confort visuel, fruit d’une micro-ingénierie personnalisée
Les verres progressifs sur mesure interprètent la façon – unique – dont vos yeux, votre monture et votre mode de vie interagissent. Pour découvrir cette technologie, réaliser votre empreinte 3D et tester la différence sur simulateur, prenez rendez-vous chez votre opticien ATOL. Nos experts vous guideront pas à pas, du choix du design au réglage final, afin que votre vision de près, de loin et intermédiaire soit aussi fluide que naturelle.