L’Hypertension oculaire
Souvent silencieuse, l’hypertension oculaire désigne une pression trop élevée à l’intérieur de l’œil. Elle constitue un facteur de risque majeur du glaucome, une maladie grave pouvant conduire à une perte irréversible de la vision. Un dépistage régulier chez l’ophtalmologiste ou l’opticien est essentiel pour prévenir les complications !
Qu’est-ce que l’hypertension oculaire ?
L’hypertension oculaire se caractérise essentiellement par une pression intraoculaire (PIO) supérieure à la normale, sans signe apparent de lésion du nerf optique, ni de trouble de la vision. Elle est, le plus souvent, détectée de manière fortuite, lors d’un contrôle de routine chez votre ophtalmologiste ou chez votre opticien, par exemple.
Plus précisément : la pression oculaire normale se situe généralement entre 10 et 21 mmHg. Au-delà, on commence à parler d’hypertension oculaire. Ce phénomène ne doit pas être confondu avec le glaucome, bien que ce dernier puisse en résulter.
Quelles sont les causes de cette pression élevée ?
Plusieurs facteurs peuvent provoquer une élévation de la pression intraoculaire :
- une surproduction d’humeur aqueuse, soit le liquide qui remplit l’œil ;
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- un mauvais drainage de cette humeur aqueuse, notamment au niveau du trabéculum (il s’agit du réseau de tissu filtrant situé dans l’angle de la chambre antérieure de l’œil) ;
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- des antécédents familiaux de glaucome ;
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- l’âge, car elle devient plus fréquente après 40 ans ;
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- la prise de corticoïdes au long cours (en collyre ou par voie générale) ;
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- un traumatisme oculaire ancien.
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Certaines personnes myopes ou hypermétropes présentent aussi un risque accru.
Quels sont les risques si elle n’est pas prise en charge ?
Si elle demeure non traitée sur une période prolongée, l’hypertension oculaire peut évoluer vers un glaucome à angle ouvert, forme la plus fréquente et la plus insidieuse de cette maladie. Celle-ci entraîne une destruction progressive du nerf optique, sans douleur ni symptôme, jusqu’à une perte de la vision périphérique, puis centrale.
Il est donc crucial de surveiller sa pression oculaire régulièrement, surtout en cas de facteurs de risque. Une détection précoce permet de limiter, voire d’éviter les complications.
Comment la diagnostiquer et la traiter ?
Le diagnostic repose sur une mesure de la pression intraoculaire, à l’aide d’un tonomètre. Ce test indolore s’effectue chez un ophtalmologiste (parfois un orthoptiste). Toutefois, si des signes sont détectés lors d’un bilan visuel chez votre opticien, ce dernier peut orienter ensuite vers un spécialiste pour confirmer le diagnostic.
Le traitement dépend du niveau de pression et du risque de glaucome :
- surveillance renforcée en cas de pression modérée sans autre facteur de risque ;
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- collyres hypotenseurs (analogues des prostaglandines, bêtabloquants) pour abaisser la pression intraoculaire ;
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- parfois, un traitement laser ou une chirurgie si la pression ne diminue pas assez.
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Un mode de vie sain, incluant une bonne hygiène visuelle, une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, contribue à limiter l’élévation de la pression oculaire.
Si vous êtes concerné par un ou plusieurs facteurs de risque, n’attendez pas la multiplication des symptômes avant de consulter. Plus la détection est précoce, mieux c’est !
Faites contrôler votre pression intraoculaire régulièrement, après 40 ans. N’hésitez pas à venir en magasin ATOL pour recevoir des conseils personnalisés de nos opticiens, qui sauront vous orienter vers un spécialiste en cas de besoin.