Le chauffage et la sécheresse oculaire : comprendre le lien pour mieux prévenir
En période froide, le chauffage – radiateurs soufflants, convecteurs électriques, poêles à bois… – assèche l’air ambiant et fragilise le film lacrymal. Résultat : tiraillements, picotements, sécheresse oculaire sont de la partie ! Suivez ici nos recommandations pour conserver un regard confortable tout l’hiver.
Pourquoi le chauffage dessèche-t-il les yeux ?
Quand l’air se réchauffe, son taux d’humidité relative chute. Un salon à 23 °C affiche souvent moins de 30 % d’humidité, soit une valeur bien en dessous des 40 % nécessaires à la stabilité du film lacrymal... Cette évaporation rapide entraîne une insuffisance de la couche lipidique qui protège la cornée : les larmes s’évaporent, et laissent place à des sensations de sable ou de brûlure.
Surveiller et ajuster l’hygrométrie
Investissez dans un petit hygromètre : il indique le niveau d’humidité en temps réel. Si la valeur descend sous 40 %, placez un humidificateur d’air à diffusion froide dans la pièce de vie. À défaut, un simple bol d’eau posé sur le radiateur libère progressivement de la vapeur. Les plantes vertes, en transpirant, participent également à améliorer le micro-climat.
Hydrater ses yeux de l’intérieur et de l’extérieur
Boire 1,5 L d’eau par jour reste la première barrière contre la déshydratation générale ! En complément, instillez des larmes artificielles sans conservateur matin et soir, car elles permettent de rétablir la couche aqueuse et soulagent instantanément. Demandez conseil à votre opticien ATOL pour choisir une formulation compatible avec vos éventuelles lentilles.
Régler intelligemment son appareil de chauffage
Privilégiez une température modérée (19 à 20 °C le jour, 17 °C la nuit) : chaque degré supplémentaire accentue la baisse d’humidité. Orientez les bouches de ventilation ou de climatisation réversible vers le plafond plutôt que vers le visage. Évitez les flux d’air direct sur votre poste de travail ou votre lit.
Faire des pauses visuelles, surtout sur écran
La chaleur ambiante s’ajoute souvent au clignement réduit devant l’ordinateur, ce qui optimise encore plus la sécheresse. Appliquez la règle 20-20-20 : toutes les 20 minutes, fixez un objet situé à 6 m (20 pieds suivant les systèmes de conversion) pendant 20 secondes, et ce, en clignant volontairement les yeux. Ce réflexe hydrate la cornée et détend les muscles accommodatifs.
Adapter son maquillage et son alimentation
En hiver, limitez les mascaras waterproof riches en cires occlusives, car ils perturbent la sécrétion lipidique des glandes de Meibomius. Côté assiette, misez sur les oméga-3 (saumon, graines de lin...) et la vitamine A (carottes, patates douces, notamment) : ces nutriments améliorent qualitativement le film lacrymal, et permettent de surcroît d’éviter les coups de fatigue intense liés à la saison hivernale.
Un regard apaisé... même par grand froid !
Il est possible d’atténuer les effets du chauffage sur la sécheresse oculaire en contrôlant l’humidité, en hydratant régulièrement vos yeux et en ménageant votre environnement visuel.