Comprendre l’uvéite : causes, symptômes et prévention
Avez-vous le sentiment qu’un rideau de brume envahit soudainement votre champ de vision, le tout accompagné d’une douleur lancinante et d’une sensibilité accrue à la lumière ? C’est peut-être le signe d’une uvéite, une inflammation intraoculaire qui, si elle n’est pas prise en charge rapidement, peut altérer la vision. Peu connue du grand public, elle frappe à tout âge, parfois sans cause évidente. Comment la prévenir et la traiter efficacement ?
Qu’est-ce que l’uvéite ? Quelles en sont les causes ?
Les causes de l’uvéite sont multiples et souvent complexes. Dans certains cas, la réaction inflammatoire est d’origine auto-immune, associée à des maladies telles que la sarcoïdose, la spondylarthrite ankylosante, ou la maladie de Behçet. D’autres formes sont déclenchées par des agents infectieux comme le virus de l’herpès, ou plus rarement la tuberculose, et des parasites comme la toxoplasmose.
Le terme « uvéite » regroupe un ensemble d’inflammations, dont le point commun est d’être localisées au niveau de l’uvée. Selon la partie affectée, elle a donc plusieurs formes :
- L’uvéite antérieure affecte principalement l’iris et constitue la forme la plus fréquente.
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- L’uvéite intermédiaire touche le corps ciliaire et le vitré, et les personnes de moins de 40 ans.
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- L’uvéite postérieure atteint la choroïde et la rétine, et peut ainsi rapidement compromettre l’acuité visuelle.
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- une vision floue ou la présence d’ombres dans le champ visuel.
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Le diagnostic de l’uvéite repose sur un examen clinique complet réalisé par un ophtalmologiste. Ce dernier complétera l’évaluation par des examens complémentaires, tels que la tomographie par cohérence optique (OCT) ou l’angiographie à la fluorescéine, permettant de visualiser l’état des structures oculaires.
Des tests biologiques et immunologiques peuvent également être prescrits pour déceler d’éventuelles maladies associées. Une prise en charge précoce est essentielle, car une inflammation non contrôlée de l’uvée peut conduire à des complications plus graves, comme le glaucome, la cataracte ou même des dommages irréversibles au niveau de la rétine.
Quel traitement pour l’uvéite ? Comment prévenir l’inflammation ?
Pour réduire l’inflammation et prévenir les séquelles visuelles, le traitement initial repose souvent sur l’administration de corticostéroïdes, qui peuvent être appliqués sous forme de gouttes ophtalmiques. Pour les formes dites réfractaires, ou les uvéites qui sont associées à une maladie auto-immune, des immunosuppresseurs et des agents biologiques sont aussi utilisés pour moduler la réponse inflammatoire sur le long terme.
Adopter une bonne hygiène oculaire et respecter les rendez-vous de contrôle pour le suivi contribuent à réduire le risque de récidive et à préserver la qualité de la vision. Réaliser une identification précoce et bénéficier d’une prise en charge adaptée sont par ailleurs déterminants pour éviter des complications plus sévères, par la suite.
Pour réduire l’inflammation et prévenir les séquelles visuelles, le traitement initial repose souvent sur l’administration de corticostéroïdes, qui peuvent être appliqués sous forme de gouttes ophtalmiques. Pour les formes dites réfractaires, ou les uvéites qui sont associées à une maladie auto-immune, des immunosuppresseurs et des agents biologiques sont aussi utilisés pour moduler la réponse inflammatoire sur le long terme.